Quelques retours sur les Week-End d’initiation à la permaculture

Jade, jeune active qui souhaite s’orienter vers l’agriculture

J’ai découvert l’aspect humain de la permaculture, que je ne soupçonnait pas parce qu’il ne ressort pas (du tout parfois) dans les vidéos YouTube que je regardais. Je retiens l’observation, l’écoute, le fait d’essayer et d’apprendre de ces expériences, la complémentarités des espèces, le fait d’avoir un beau jardin dans lequel on se sente bien, l’importance des bordures, du partage, …

Joanne, porteuse d’un projet d’aménagement d’une forêt-jardin en Normandie

J’ai appris beaucoup de choses au cours du week-end, et j’ai particulièrement apprécié les aspects théoriques et pratiques au jardin et sur powerpoint. La rencontre avec Jérémie et Cécile est très agréable, ainsi que la rencontre avec le groupe. Le site de la ferme de Grivery contribue aussi à la formation et aux activités.

Un retour après un atelier sur les haies diversifiées et comestibles

Blandine qui voulait implanter une haie fruitière chez elle

Je me sentais un peu perdue au milieu de mes recherches avec un plan de haie fruitière fait mais sans oser passer à l’action pensant que j’avais dû « rater des trucs » Là je vais grâce à vous passer à l’action !

Mathilde & Philippe R., propriétaire à Bourg-la-Reine

Mathilde & Philippe nous font un retour suite à leur participation à l’Atelier Zéro Déchet au Jardin et Fertilité du Sol que nous avons proposé à la Ville de Bourg-la-Reine.

Des « déchets » verts à la butte : nos premiers pas en permaculture

Un atelier « permaculture » organisé en automne 2018 par notre commune de Bourg-La-Reine nous
a permis de prendre conscience que les déchets verts de nos jardins (tontes de gazon, feuilles
mortes, rameaux d’élagage d’arbres, etc…) sont évacués quasi systématiquement via le système de
collecte (les « poubelles vertes ») avec deux conséquences : un appauvrissement des terres en
matière organique et en nutriments et un coût financer / environnemental pour la collectivité.
Nous avons réalisé que ces soi-disant « déchets » constituent un véritable trésor. En effet, bien
valorisés, notamment utilisés pour le paillage, en compostage pour produire du terreau, lors de la
construction de buttes de permaculture ou de haies sèches, ils permettent de revitaliser nos jardins
tout en favorisant la biodiversité.
Notre terrain a une terre argileuse, dure, compacte qui a beaucoup souffert des sècheresses passées.
Le manque de matière organique est criant. En créant des buttes de permaculture, nous avons pu
nous affranchir d’un sol pauvre : nous avons commencé par édifier à l’automne 2018 quelques
mètres linéaires de butte de permaculture, en utilisant toutes les matières végétales disponibles
(branches d’arbres issues de l’élagage, compost – nous avions déjà un composteur fourni par le
territoire pour le recyclage de nos déchets ménagers organiques -, broyat, matières vertes
récupérées au marché de Bourg La Reine et terreau).
Après le repos hivernal, nous avons débuté nos premiers semis (radis et roquette), puis complété
avec des salades, puis avons mis en place avant l’été les plants de tomates et semé les courgettes.
Nous avons fait quelques essais limités avec des carottes, pommes de terre, ail et oignon et semés
des graines de soucis.

Bilan de cette première saison : radis, salades, tomates et courgettes étaient au rendez-vous, sans
engrais ou pesticides (il a fallu quand même un peu partager les salades avec limaces et les
escargots !). Le paillage a permis une bonne gestion des ressources en eau en maintenant un sol
humide, et peu d’arrosage a donc été nécessaire. Cette démarche de permaculture a aussi permis
d’échanger avec nos voisins et de rencontrer d’autres habitants de la commune.
Objectifs pour la saison prochaine : poursuivre l’extension des buttes, mieux associacier les espèces
végétales complémentaires (c’est le principe du « compagnonnage »), diversifier les plantations … et
encore plus communiquer avec les autres « permaculteurs » de Bourg-La-Reine en échangeant des
conseils sur nos expériences ou en partageant graines et plants afin d’augmenter la biodiversité dans
nos jardins et espaces verts partagés.

Philippe & Mathilde